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 Critiques de romans individuels

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Myaah
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MessageSujet: Critiques de romans individuels   Lun 9 Mai - 12:10

Par roman individuel, j'entends bien ceux qui n'appartiennent pas à une série évidemment.

Voici la liste de ce que vous trouverez dans ce topic :
(ndStef: liste par ordre alphabétique ^_^)

- Brightly Burning de Mercedes Lackey
Critique de Stefanof
- Born of the Sun de Joan Wolf
Critique de Stefanof
- Le Cercle de Megiddo de Nathalie Rheims
Critique de Myaah
- The Da Vinci Code de Dan Brown
Critique de Stefanof, Critique de Konnie, Critique de Heimdall
- Et après... de Guillaume Musso
Critique de Myaah
- Honor Among Thieves de Jeffrey Archer
Critique de Stefanof
- In the Country of Last Things de Paul Auster
Critique de Stefanof
- Jane Eyre de Charlotte Brontë
Critique de Stefanof
- Lady Pirate de Mireille Calmel
Critique de Myaah
- The Last Light of the Sun de Guy Gavriel Kay
Critique de Stefanof
- Memoirs of a Geisha d'Arthur Golden
Critique de Stefanof
- La Reine Soleil de Christian Jacq
Critique de Stefanof
- Le rouge et le noir de Stendhal
Critique de Stefanof
- Tigane de Guy Gavriel Kay
Critique de Myaah, critique de Stefanof
- The Vampire Lestat d'Anne Rice
Critique de Stefanof
- Waiting for the Barbarians de J.M. Coetzee
Critique de Stefanof
- Wide Sargasso Sea de Jean Rhys
Critique de Stefanof

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Stefanof
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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 9 Mai - 12:41

A moi l'honneur d'inaugurer, marquant ainsi mon nom dans l'Histoire, tandis que vous pauvres païens qui suivrez ne serez jamais que les seconds ! HAHAHAHAHA ! (comment ça j'encourage pas les gens à écrire ?? sob lol)


The Last Light of the Sun
Auteur: Guy Gavriel Kay
Date de parution: 2004
Nombre de pages: 496

Edition Simon & Schuster (Canada):


Edition Penguin Canada:
http://www.brightweavings.com/artgallery/canadalastlighttrade.jpg
Edition Simon & Schuster (Royaume-Uni):
http://www.brightweavings.com/artgallery/englandlastlightpb.jpg
Edition Roc (USA):
http://www.brightweavings.com/artgallery/americalastlight.jpg

Résumé: ce qu'il faut savoir sur Gavriel Kay, tout d'abord, c'est qu'après les débuts purement "Tolkienistes" avec la Tapisserie de Fionavar, ses autres romans sont une sorte de mix entre fantasy et fiction historique. En effet, notre ami s'inspire de diverses civilisations pour planter le cadre de ses histoires, et en l'occurence ici nous aurons droit à des mythologie nordiques: anglo-saxons, gallois et vikings plus ou moins remaniés constituent notre univers. Bienvenue dans les pays froids des environs du 8ème-9ème siècle. Le livre va donc très justement suivre trois fils principaux:
- les Erlings, ces barbares qui se livrent à moults raids sanglants, tueries et pillages afin de récolter la gloire et l'accès au paradis en mourrant l'arme au poing. Le point de vue adopté sera principalement celui de Bern Thorkellson, jeune homme tenu en servitude suite à un crime commis par son père, et qui entend bien s'en libérer.
- les Cyngael, êtres plus civilisés amateurs de musique et de paroles, divisés entre eux en trois provinces qui ne cessent de se taquiner à coups de vol de bétail. Ici, nous suivrons les pérégrinations d'Alun ab Owyn, le prince cadet d'une des provinces (Cadyr), dans une quête de vengeance.
- les Anglcyn, civilisation qui fut mise au bord de l'annhilation par les Erlings mais qui, sous le règne d'Aeldred, a réussi à se reconstruire plus forte, et progresse encore. Ceci nous fera faire connaissance avec le Roi et ses quatre enfants: Athelbert, l'héritier cachant son sens des responsabilités sous une apparente insouciance ; Judit, la jeune femme flamboyante ne rêvant que de pouvoir chevaucher en guerre avec les hommes ; Kendra, jeune fille calme et courageuse et Gareth, tout aussi tempéré qu'elle.
Les mythes font aussi leur apparition dans le livre, l'un des thèmes étant d'ailleurs l'opposition entre une religion organisée officielle, la foi de Jad, et les légendes populaires et ancestrales, illustrées principalement par les fées.

Critique: les plus réveillés et affutés d'entre vous seront sans nul doute en train de se dire que ce décor est bien beau, mais que je n'ai pas tellement parler du scénario, de la trame principale. Pourquoi ? Parce qu'au fond, et c'est là où le bât blesse une première fois, il n'y en a pas vraiment. Kay prend de toute évidence grand plaisir à nous montrer différents fils de destin et à les tresser ensemble, mais au fond l'absence d'un vrai but, d'une finalité, se fait cruellement ressentir. Nous sommes témoins d'une tranche de vie plus qu'autre chose. Ainsi, on pourrait presque dire que notre histoire reste sans queue ni tête d'une certaine façon, n'étant qu'un extrait d'existence tiré d'une vaste période, et n'illustrant ma foi rien de bien majeur. Le livre souffre donc d'un certain manque d'ampleur, tout comme il souffre d'un énorme manque de scènes poignantes, et d'ailleurs d'un climax prenant à la fin: ne rêvez pas, il n'y en aura pas.
Second point où l'oeuvre pêche de manière importante: les personnages. Au final, seuls trois d'entre eux seront réellement bien développés: Alun, Bern et Thorkell. Les autres resteront à jamais des secondaires gravitant autour, dotés parfois d'un fort potentiel charismatique, mais dont le manque de développement les empêche de se réaliser. Alors quand, comme moi, on trouve Alun insupportable (notre ami ayant un peu tendance à se complaire dans sa douleur...), ça devient vraiment très restreint. Enfin, l'on ne saura jamais ce qu'il advient de certains à la fin, et on ne peut s'empêcher d'avoir une certaine impression de gâchis quand Kay réserve un traitement fast-foodien à des personnages de potentiel tels Rhiannon, Anrid, Dai, Athelbert et ses frère et soeurs. Not good, not good at all.
De plus, l'auteur perd parfois du temps sur des détours extrêmement superflus (tels nous raconter en quelque page la vie d'une fille de village qui n'a strictement aucune relation avec la trame de l'histoire, je me demande encore maintenant ce que cet écart est venu faire là), voire même semblant carrément être hors du ton du roman (passage quasi Lovecraftien dans une forêt abritant une créature mystérieuse). Pourquoi avoir mis des choses si peu pertinentes et "out" au lieu de consacrer ces pages à de meilleurs desseins, comme le développement des personnages sus-cités ? Bonne question.
Alors, après ces graves carences, que reste-t-il au livre ? Pas grand chose en vérité, si ce n'est un style d'écriture agréable et qui se lit sans jamais ralentir. Composé de phrases brèves et assez brusques, mais jamais baclées, cela s'accorde bien avec la dureté de la vie dans le nord, et à cette période, décrite pas le bouquin. Sur ce point au moins, il n'y aura rien à reprocher.

Déconseillé.

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Myaah
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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 9 Mai - 19:25

Tigane

Auteur : Guy Gavriel Kay
Date de parution : 1990 (1997 pour la version française)
Nombre de pages : 925


(certes la couv ne donne pas envie de lire mais bon XD)

Résumé
Tigane a un but, une âme. Oui, je le dis bien, Tigane nous fait partager la douloureuse expérience de l'exil, d'être.. sans patrie, de ne plus exister, car Brandin un conquérant sorcier, par vengeance, jeta un sort à la Palme (la Péninsule où se trouve les différentes régions conquises) toute entière, tous ceux qui n'étaient pas nés en Tigane oubliait son nom, son existence, n'entendrait plus ce mot tout simplement.
Tigane fut conquis et changea de nom, pour un nom plus... humiliant. Mais qu'en est-il des survivants ? Il ne reste en tout et pour tout qu'un Prince dernier né trop jeune pour participer à la dernière bataille ainsi que quelques jeunes éparpillés dans la Palme entière, qui n'ont pour eux que quelques vagues souvenirs du temps resplendissant de cette cité. c'est pourquoi ces survivants n'ont qu'en tête le moyen de faire revivre Tigane, de libérer la Tigane, et pour cela, il n'y a qu'une seule chose à faire : tuer brandin... Mais.. si l'on tue Bandin, c'est mettre à portée de la main tout le reste de la Palme à un autre sorcier conquérant qui en possède quand même lamoitié. Délicate affaire de stratégie...

Avis

Ah quel beau roman est-ce ! Un très bon scénario, une très bonne écriture, des personnages pour lemoins réussi !
On se plaît à savoir la suite et c'est en une nuit que j'ai dévoré ce livre tout à fait original et nouveau pour moi. Car oui, il ets inspiré de l'Italie de la Renaissance et pourtant c'est de la fantasy, c'est à la fois... comment dire fmailier et historique, un peu magique aussi. j'avoue que je trouve que Kay s'est surpassé pour cette intrigue. Surtout qu'il ne joue pas que sur un seul tableau (c'ets à dire les gentils exilés XD) mais aussi du côté de brandin, hey oui, Brandin et Dianora, quel merveilleux ocuple ! Dianora, fille de Tigane qui s'est introduit dans le "harem" de Brandin, en devenir l'amante pour mieux le tuer, c'ets vraiment vraiment édifiant. Tous les persos ont une histoire propre, et font quelque chose d'essentiel pour Tigane, chacun est là bien à propos.
Rarement l'action est entrecoupée et l'histoire est organisée magistralement surtout la fin (que je ne dirai pas Na) mais qui est vraiment l'une des meilleurs parties.

Cependant (hey oui cependant ce n'est pas une oeuvre parfaite), si les personnages sont chacun bien développés en eux-mêmes, je déplore le manque d'intéraction entre eux (comme souvent chez Kay on ne sait pas pourquoi tel perso finit avec tel perso) et je trouve bien dommage que l'on a tout le temps pratiquement que le point de vue de Devin, ptit jeunot padawan et chanteur (hey oui encore un XD) qui n'est pour ma part l'un des plus agréables. Car si la ve est un peu interne, les autres persos sont donc vu assez e l'extérieur et ce qui fait qu'on n'en connait pas beaucoup sur leurs sentiments personnels (heureusement cela change un peu avec Dianora qui ets magistrale elle ^_^)
J'jaouterai aussi que je n'ai pas vraiment apprécié l'épilogue, bien trop court à mon sens et ne concernant que quelques persos au final, il ne met pas le point final à l'histoire autant que je l'avais espéré après une telle montée magistrale de l'action et de l'émotion à la toute fin du livre mmm...

En fait, le livre est assez inégal en somme, et on navigue entre l'excellent et le moyen-bof malheureusement qui fait retomber un peu l'action.

Pour conclure :
Très conseillé

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 9 Mai - 19:37

Alors, ce que j'ai à ajouter ou plutôt confirmer...
1) Devin. Oui, en effet, c'est un problème. Outre ne pas être attachant, il impose le filtre et la distance de sa vision à l'action, on se demande bien pourquoi l'auteur a fait le choix de présenter son point de vue au lieu de celui d'Alessan, qui est le personnage au centre de ces parties du livre (puisque le livre est divisé roughly en deux: les parties avec Alessan, et celles avec Dianora). Gros point faible, d'autant plus que du coup Kay en profite pour nous bassiner avec la compassion que Devin éprouve pour le Prince qui souffre si cruellement, ce qui contribue, pour l'être intolérant que je suis, à avoir envie de baffer Alessan pour baigner dans la pitié et la douleur, alors qu'en fait peut-être ne serait-il pas irriant, vu de l'intérieur. Tout ceci contribue au fait que les parties Alessan de l'oeuvre sont bonnes (développement de l'histoire principalement, présence de secondaires intéressant: Catriana, Sandre/Tomasso), mais n'arrivent pas à vraiment s'envoler.
2) Dianora. Dianora. Alors là... LA ça s'envole, et ça s'envole sacrément haut même ! J'ai rarement été aussi happée par un texte que lors de ces passages relatant le récit de la vie de Dianora, passée et présente. Rarement été aussi émue, aussi chamboulée, aussi épatée par un simple livre. Ceci est pour moi une des grandes apothéoses de tout ce que j'ai lu à ce jour, et j'éprouve presque une crainte religieuse à le relire de peur que les sensations ne soient plus si fortes que la première fois. A tous, je ne peux que conseiller de dévorer le livre ne serait-ce que pour ces parties là. Elles sont belles, magnifiques, humaines, tout simplement poignantes au plus haut degré. C'est un chef d'oeuvre absolu que de voir le dilemme de Dianora, qui doit choisir entre deux sortes d'amour, deux loyautés. Et de voir son issue. Vraiment un très, très grand moment.
3) L'épilogue. Très faible. Outre prendre des personnages qui ne sont pas les plus intéressants, il est, je crois, rédigé au temps présent, procédé que Kay emploie ici et là dans son livre et qui selon moi fonctionne très mal. Eh bien, au moins il aura essayé, on ne réussit pas toujours ses tentatives de fraicheur innovante. De plus, bien que je comprenne sa volonté de donner une ouverture lors de l'épilogue (après tout, ils sont souvent faits pour ça), ce n'est pas excessivement intéressant ici. En somme, superflu, et d'autant plus plat que la fin du livre est elle un climax extrêmement puissant. Je comprends qu'un épilogue se doive d'être plus calme que la fin certes, mais ici ce n'est pas une sensation d'apaisement qu'il donne, mais juste d'inutile un peu. Enfin.

Très chaudement recommandé.

Oh, et pour vous donner envie, la couve de mon édition:



Déjà mieux, hein ? lol

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 9 Mai - 20:08

Nouveau livre, nouveau post !

Jane Eyre
Auteur: Charlotte Brontë
Date de parution: 1847
Nombre de pages: 502



Résumé: comme le titre l'indique, nous retraçons ici l'histoire de Jane Eyre. Vivant dans la société victorienne de l'Angleterre du 19ème siècle, l'histoire commence quand Jane n'est qu'une orpheline élevée par sa tante. Malheureusement cette dernière n'a aucune affection pour sa nièce, et montre donc un favoritisme marqué pour ses propres enfants, relégant Jane à un statut pas bien supérieur à celui d'une servante. Jane aura toutefois la "chance" d'aller à l'école, recevant une éducation la menant à obtenir la position de gouvernante, et se faisant bientôt employer au manoir de Thornfield. C'est ici qu'elle rencontre Rochester, son employeur et bientôt amour de sa vie, et que sa quête d'elle-même va pour de bon commencer...

Critique: oh, pas la peine de vous cacher mes agneaux. Si vous croyez que je ne vois pas vos grimaces en pensant trouver là un classique barbant et scolaire de plus, vous vous trompez. Parce que, manque de bol, moi aussi je suis une étudiante feignasse, alors je sais comment nous pensons Ricanement Quoiqu'il en soit, Jane Eyre, bien qu'en effet classique et en effet utilisé dans les études (et même les miennes cette année), est un de ces rares livres qui justifie son statut et son étude. Le style, bien qu'un peu vieillot (ce qui n'est pas sans charme), reste sobre et simple, mais pourtant riche aussi en symbolisme. La narration se fait par le seul et unique point de vue de Jane: c'est son histoire, et celle de personne d'autre. Mais Jane étant quelqu'un de bien et d'agréable, cela ne saurait être un défaut. Mais que fait la force de Jane Eyre, ce roman "ancestral" dirons les plus djeunz d'entre nous, ce roman qui n'a pas le côté épique d'une bonne bataille du bien contre le mal (la quête finaleuh !) d'un livre d'heroic fantasy, et se contente ma foi de raconter l'existence relativement banale d'une femme du 19ème siècle ? Eh bien, Jane Eyre a cette femme justement. Car tout l'intérêt de Jane Eyre réside dans la quête spirituelle et personnelle que chacun d'entre nous (non, je mens: seulement les plus éclairés) doivent accomplir pour se définir. Jane Eyre est l'histoire d'une femme balançant entre deux extrêmes, la raison et la passion, et essayant avec opiniatreté de trouver un juste équilibre entre les deux, refusant de se laisser emporter par l'une ou convaincre par l'autre, refusant d'abandonner l'une des deux. Une femme essayant de rester sincère envers elle-même, en écoutant ce que ressent son coeur, sans pour autant abandonner ses principes. Une femme, aussi, qui refuse d'accepter la société dans laquelle elle évolue telle qu'elle est, une femme qui refuse de se laisser dompter et enfermer en petite bobonne bien soumise comme il se devait à l'époque. Mais, encore une fois, ne choisissant pas bêtement un extrême, cette attitude féministe possédée par Jane ne l'empêche pas de connaitre l'amour, et de désirer le bonheur à travers le mariage. Simplement, pas au sacrifice de son propre être. L'individu est au coeur de Jane Eyre. L'individu est un des messages.
Alors, oui, Jane Eyre n'a pas la bataille du Gouffre de Helm ni les sabres lasers des jedis. Mais Jane Eyre porte un message idéologique avec lequel je ne peux que m'accorder, un message posé clairement, lucidement, dont le pour et le contre est pesé. C'est une thèse passionnée, mais pas fanatique. C'est un livre en avance sur son temps, et par conséquent indubitablement marquant.
Classique, que voulez-vous.

Recommandé.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Mar 10 Mai - 9:49

Et on continue la saga avec le second livre que j'ai étudié en Littérature Britannique, eh oui, vous n'êtes pas sortis de l'auberge. Cela dit, le bouquin en question étant une préquelle à Jane Eyre, je trouvais approprié de le mettre ici avec son compagnon Na

Wide Sargasso Sea
(titre français: La prisonnière des Sargasses)
Auteur: Jean Rhys
Date de parution: 1966
Nombre de pages: 123



Résumé: Antoinette Cosway est une jeune créole blanche, vivant dans les Antilles. Malheureusement, le climat des îles est troublé en cette période (historique): l'acte d'émancipation vient d'entrer en vigueur, signifiant la fin de l'esclavage, et par conséquent la chute de bien des plantations. Antoinette, encore enfant, subit directement ce déclin, la plantation appartenant à sa mère étant laissée à l'abandon et, après avoir connu un dernier chant du cygne, finissant par être brûlée. Abandonnée par tous, mais riche héritière, Antoinette sera menée à épouser un gentleman anglais qui, insensible à sa femme, la transformera lentement en Bertha Mason, femme folle et bestiale présente dans Jane Eyre...

Critique: alors, que dire ? La comparaison avec l'oeuvre précédente semble bien entendu inévitable. Ce qu'il faut savoir tout d'abord, c'est que WSS est un parti pris pour aller dans le sens inverse de celui de Jane Eyre. Ici, nous aurons droit à de multiples points de vue: celui d'Antoinette, celui de son mari (qui, bien qu'il ne soit jamais nommé dans le livre, apparaitra clairement au lecteur comme étant Rochester), celui de Grace Poole, la femme qui gardera Antoinette quand celle-ci sera devenue Bertha Mason. Voilà donc une première différence majeure, ici tout le monde a sa voix. Une autre différence écrasante sera dans l'héroine: Jane Eyre était une femme forte et solide, Antoinette Cosway se révèle elle d'une fragilité émotionnelle extrême. Les deux femmes sont toutefois habitées par une même chose: la passion. Mais là où Jane luttait pour atteindre un équilibre, Antoinette elle se laisse entièrement emporter par la passion, une passion qui la fait vivre, une passion qui la détruit. Ce que fait Jean Rhys ici, n'est en fait rien de plus que conter l'histoire d'un personnage secondaire de l'oeuvre de Charlotte Brontë, nous expliquant comment et pourquoi cette jeune femme, belle, riche, a finalement sombré dans la folie et la déchéance. Autant le dire tout de suite, pour toute âme un peu empathe, le livre sera parfois dur à lire. Oh, rien de gore rassurez-vous, rien de physique. Mais psychologiquement, l'on sera témoin de la descente aux enfers d'Antoinette, souffrant de la solitude, souffrant du rejet. On sera témoin de la cruauté de son époux, qui ne fait rien pour la sauver et croit facilement tous les on-dit péjoratifs sur sa femme. On sera témoin de maintes trahisons, de maintes souffrances. L'espoir n'existe pas, car la fin est déjà écrite, elle est écrite depuis plus d'un siècle, dans les pages de Jane Eyre. Le livre n'est jamais tendre, et sa lecture peut parfois perturber: les points de vue s'enchevêtrent, le rêve et la réalité semblent parfois se confondre, des vérités différentes entre en conflit, les personnages semblent subir, être tributaires d'un destin placé sous un mauvais oeil. Si Jane Eyre était un livre promouvant la quête de son identité, Wide Sargasso Sea est un livre montrant sa perte.
Alors, pourquoi lire ce livre s'il est si éprouvant, si sombre ? Peut-être parce qu'on le doit à Antoinette Cosway, afin que sa souffrance soit reconnue, son humanité retrouvée, sa dignité restaurée.

A voir.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Jeu 12 Mai - 16:19

In the Country of Last Things
(titre français: Le voyage d'Anna Blume)
Auteur: Paul Auster
Date de parution: 1987
Nombre de pages: 188



Résumé: Anna Blume est à la recherche de son frère, William, journaliste mystérieusement disparu lors d'une investigation dans ce que nous appellerons simplement "la cité". Qu'est-ce que la cité ? Un endroit dont on ne sait ni le nom, ni le lieu, ni l'histoire. Une ville en ruine sentant la mort et la décadence... une ville où Anna est maintenant prisonnière.

Critique: je vais vous gagner un temps fou en disant simplement, "ne lisez pas". Ce livre, dont le scénario n'est rien de plus que la survie, est un monument de désespoir et de fascination morbide qui vous laissera l'horreur d'être placé en spectacteur de la déchéance humaine la plus totale et complète, d'événements et de décors tous pires les un que les autres. Et tout ça pour quoi ? Pas de scénario intéressant, pas de personnages palpitants, et une fin en queue de poisson. A moins de chercher quelque chose qui vous poussera vers le suicide ou achèvera de tuer votre foi en l'homme, tournez votre chemin, ici il n'y a rien à voir.

Gravement déconseillé.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Mer 1 Juin - 14:51

The Da Vinci Code
Auteur: Dan Brown
Date de parution: 2003
Nombre de pages: ?? (pas le livre en main)

Edition Corgi (Royaume-Uni):


Edition Doubleday Books (USA):
http://images-eu.amazon.com/images/P/0385513755.01.LZZZZZZZ.jpg
Edition Pocket (France):
http://images-eu.amazon.com/images/P/2266144340.08.LZZZZZZZ.jpg

Résumé: Jacques Saunière, conservateur du musée du Louvres, a été assassiné, et avec lui menace de disparaitre un secret de la plus haute importance, touchant aux racines de la religion catholique... un secret qu'il essaiera de transmettre dans un message final d'agonie. Professeur de symbologie, Robert Langdon est celui qui va partir sur la trace de ce mystère, accompagné de Sophie Neveu, experte en cassage de codes et petite-fille de la victime.

Critique: eh bien, le "fameux" Da Vinci Code, n'est-ce pas ? Qui n'a pas entendu parler de ce bouquin au moins une fois durant ces derniers mois, tant il a été la cause d'un battage médiatique rare. Forcément rendue curieuse par tout ce tapage (eh oui c'est ça le malheur compulsif de l'art publicitaire), je n'ai pas hésité à sauter sur l'occasion d'emprunter le livre à ma soeur quand je l'ai vu sur sa bibliothèque. Alors, qu'en est-il ? Da Vinci Code mérite-t-il vraiment toute l'attention qui lui a été accordé ? Eh bien, je ne ferai pas attendre, et je ne vais pas tergiverser: non. Un beau gros non. Non pas que le livre soit répugnant mais... je pense qu'il mérite aisément la qualification de "médiocre". En effet, on se retrouve ici avec une écriture certes efficace mais ne volant pas forcément très haut, avec des personnages stéréotypés inintéressants, des rebondissements en veux-tu en voilà souvent peu crédibles et que pourtant on voit arriver de loin (sur le modèle à gros sabots de "ceci serait le plus gros retournement, donc c'est ce que l'auteur va faire en espèrant nous surprendre, même si cela n'a aucun sens vraiment")... bref, on se retrouve vraiment face à un roman policier pour le moins banal, et n'ayant franchement rien pour lui sur ce plan. On est même frustrés de constater la bêtise des personnages qui passeront parfois des heures à résoudre une énigme idiote dont le lecteur aura saisi la solution bien avant eux, et on se sent irrité du besoin permanent de l'auteur de nous rappeler une fois toutes les trois pages que Jacques Saunières était le maître des jeux de mots à double-sens... duh. Alors, après ce bilan bien morne, que reste-t-il pour sauver le livre du désastre ? Eh bien, ce qui a causé toute la pub faite sur le bouquin: les éléments historiques et théologiques. Bien qu'il a été avéré que ce qui est présenté par faits comme l'auteur ne restent que des suppositions pas forcément très fondées, on prend plaisir à les lire (et personnellement le fait que ce soit des suppositions ne me dérangent pas: le livre est une oeuvre de fiction, trop de gens l'oublient). Ainsi, il est agréable d'entendre parler de l'ordre des Templiers et d'une idée pour le moins plaisante quant à la véritable nature du célèbre Saint Graal, ainsi que quelques petites choses et d'autres sur l'évolution du christianisme. Malheureusement, l'intrigue policère bon marché dans laquelle ceci est enrobé est superflue et encombrante, et aussi vaudra-t-il sûrement mieux faire ces propres recherches ou préférer la lecture d'autres ouvrages sur la question plutôt que celui de ce pauvret polar.

Médiocre.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Jeu 2 Juin - 11:46

Honor Among Thieves
Auteur: Jeffrey Archer
Date de parution: 1994
Nombre de pages: ?? (pas le livre, encore !)

Edition Harper Torch:


Edition St. Martin's Press:
http://images-eu.amazon.com/images/P/0312933533.01.LZZZZZZZ.jpg

Résumé: Scott Bradley est professeur de droit à la célèbre université de Yale, et collabore étroitement avec la CIA en tant que conseiller, et bientôt agent sur le terrain. Hannah Kopec est engagée dans le Mossad, en mission à Paris pour ses premières opérations après avoir fini son entraînement. Ensemble, ils vont se retrouver au centre d'un terrible plan visant le vol de la Déclaration d'Indépendance américaine par nul autre que Saddam Hussein...

Critique: il semblerait que Jeffrey Archer soit un auteur en vogue. Eh bien, une chose est sûre après avoir lu cet ouvrage: je ne sais guère pourquoi. Encore une fois, ce n'est pas mauvais. Le style d'écriture se digère assez bien, malgré quelques lourdeurs. Mais là où ça péche, encore une fois, ce sera dans le scénario et les personnages. Ces derniers sont d'ensemble sympathiques et pas trop mal foutus, mais quelques imperfections flagrantes comme une love story superflue et vite pliée contribuant à ridiculiser les deux personnages impliqués par son caractère difficilement crédible sera un élément dur à avaler, par exemple. Quant au scénario eh bien... à mon goût avoir utilisé un univers aussi drastiquement réel et contemporain (utilisation de Saddam Hussein tout de même quoi...) est une erreur. En effet placer une action dans un cadre réaliste peut bien se dérouler, mais pousser à un tel stade... non. Il est pour moi extrêmement bizarre de voir un tel dictateur se retrouver au statut de personnage de roman, quand bien même il apparait assez peu. Je trouve ça très particulier, et une idée plutôt saugrenue qui donne envie de se méfier du livre plus qu'autre chose, et empêche de se plonger dans les événements autant qu'on le voudrait. L'aventure tend un peu vers le rocambolesque parfois, et on tend à ne pas vraiment avoir envie d'y croire, ce qui est pour le moins ennuyeux comme souci. Dommage, dommage.

Big Bof is watching you.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Ven 3 Juin - 21:20

La Reine Soleil
Auteur: Christian Jacq
Date de parution: 1998
Nombre de pages: 562

Edition Pocket:


Edition Julliard:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2260013899.08.LZZZZZZZ.jpg

Résumé: Akhénaton, puissant Pharaon d'Egypte, règne en maître dans la nouvelle capitale du pays, la cité du soleil qu'il a construit en l'honneur du nouveau dieu tout puissant, Aton. Mais voilà, Akhénaton, animé par sa foi en le Dieu Soleil et convaincu d'être son seul prophète, perd peu à peu le sens des réalités du gouvernement quotidien... A Thèbes, l'ancienne capitale, le culte d'Amon-Rê, précédente divinité toute puissante, ne cache pas son envie de se débarasser de ce Pharaon hérétique au regard tourné vers l'astre solaire. Horemheb, général de l'armée, conçoit lui aussi l'ambition de s'emparer du pouvoir. Mais dans la tourmente une jeune femme va briller: Akhésa, troisième fille d'Akhénaton et Néfertiti, qui, en devenant l'épouse de Toutankhamon, va règner son rêve sur l'Egypte, jusqu'au bout...

Critique: eh bien, comme vous l'aurez compris, on rentre ici à nouveau dans le domaine de la fiction historique pour suivre la version romancée de la vie de celle qui fut l'une des grandes reines d'Egypte. J'avais déjà lu ce livre il y a plusieurs années, par dépit de n'avoir rien à faire lors d'un trajet en avion. Surprise, j'avais été emballée. Je le relis donc aujourd'hui avec mes yeux de... "un peu moins ado qu'avant", et je ne suis pas déçue: cette oeuvre a beaucoup moins souffert des ravages du temps que d'autres de mes souvenirs. Ici, le style riche et généreux de la prose invite à découvrir avant tout une civilisation, celle de l'Egypte antique, des puissants Pharaons, des pyramides, des cultes des divinités, du respect de la loi divine et de la tradition... une civilisation forte et élégante qui ne peut qu'être inspirante. On perçoit au travers les pages l'envie de l'auteur de nous faire avant tout découvrir ce mode de vie ancestral et bien particulier, et ma foi, ce n'est pas désagréable du tout. De plus, l'ami auteur a eu le bon goût de choisir ici une période propice aux intrigues politiques et religieuses, qui maintiennent donc l'intérêt du lecteur au fil du roman. Ajoutez à cela un personnage principal charismatique en la personne d'Akhésa, remuez, agitez, secouer, milk-shakez tout votre content et on obtient un livre bien agréable, qui se parcoure tout seul. La fin, à l'égal de la femme que l'on a suivi, sera elle aussi bien menée. Alors, ce livre n'aurait-il pas de défauts ? Si, on peut lui reprocher un personnage de Toutankhamon peu respectable, et déplorer le fait qu'un tel homme-enfant soit l'époux de la vive et imposante Akhésa. C'est toutefois ce fait qui permet à notre belle de si bien règner elle-même officieusement, aussi on ne va pas trop se plaindre *ange* A part cela, le récit se déroule au rythme lent du pays qu'il illustre, chose à la fois bonne (ambiance) et "mauvaise" (histoire ressentie moins intensément que dans bien d'autres romans). Au final, un bouquin de poche bien tranquille pour passer une (Juju) ou quelques (le monde) bonnes après-midi ^_^

Conseillé.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Dim 12 Juin - 7:41

Le rouge et le noir
Auteur: Stendhal
Date de parution: 1830
Nombre de pages: 540

Edition Folio Classique:


Edition Livre de Poche:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2253006203.08.LZZZZZZZ.jpg
Edition Hatier Classiques:
http://images-eu.amazon.com/images/P/221874757X.08.LZZZZZZZ.jpg
Edition Pocket:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2266082701.08.LZZZZZZZ.jpg
Edition Seuil, l'Ecole des Lettres:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2020195895.08.LZZZZZZZ.jpg
Edition Ellipses:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2729808965.08.LZZZZZZZ.jpg
Edition Larousse:
http://images-eu.amazon.com/images/P/2035881374.08.LZZZZZZZ.jpg

Résumé: ancré dans la France d'après l'Empire de Napoléon, Le rouge et le noir, plus qu'une histoire, est l'étude réaliste de trois personnages de cette société coincée: Julien Sorel, pauvre fils de charpentier, ambitieux et hypocrite, brillant mais vivant à demi plongé dans un monde d'une imagination exagérée et emplie de fantasmes. Mme de Rênal, femme de noblesse provinciale au coeur tendre et sincère, mariée à un rustre bourgeois et mère d'enfants aimés, qui n'hésitera pas à tout donner pour vivre son amour adultère avec Julien. Et enfin Mathilde de la Mole, paroxysme de la haute noblesse parisienne, caractère orgueilleux et fier disposant des penchants de Julien pour une imagination trop vive, mais en faisant usage avec plus de classe que lui. Nous suivrons donc ici Julien durant quelques années où il fera son chemin dans le monde et connaîtra des relations intenses avec ces deux femmes...

Critique: j'avais vu Le rouge et le noir sous forme d'un téléfilm il y a de cela bien des années, et l'ayant aimé cela m'avait poussé à acheter le livre. Malheureusement je ne l'avais jamais fini, et je comprends maintenant pourquoi: disons le, on s'ennuie ferme en plein milieu du livre durant quelques chapitres, quand Julien est livré à lui-même, sa relation avec Mme de Rênal achevée et celle avec Mathilde pas encore commencée. Eh oui. De plus, l'oeuvre est très profondément ancrée dans le contexte politique et social de l'époque, et autant dire que quand, comme moi, on est absolument pas familier avec cette période, il est souvent assez difficile de suivre certaines conversations typiques parlant de jésuites et de jacobins, de libéraux et d'ultra. Enfin "assez difficile" je plaisante, pour le lecteur ignorant de mon genre, c'est presque du charabia. Voilà donc qui enlève beaucoup au livre puisqu'on ne peut suivre cet aspect de la chose sans avoir déjà une bonne connaissance historique, ce qui n'est pas le cas de tout le monde. Le style, bien que sobre et assez agréable, a ce côté un peu guindé et plein de retenue caractéristique d'une oeuvre assez vieille. Alors, quels sont les bons points mon ami, hein ? Eh bien, l'étude des personnages est réussie, et si c'est Julien que l'on suit c'est à mon sens ses deux amantes que l'on retiendra pour un caractère plus constant, plus vrai, plus marqué que celui de leur homme. Plus noble en un mot, que ce soit de façon éclatante (Mathilde) ou discrète (Mme de Rênal). La fin confirmera bien tous les caractères exposés, fidèles à eux-mêmes jusqu'à la toute dernière page, et se montrera émouvante. Mais est-ce qu'une fin maîtrisée et de bons personnages suffisent à conseiller une lecture ? Non je ne pense pas, pas dans ce cas du moins, pas pour une oeuvre qui fera endormir la plupart des gens au bout d'un moment. Le rouge et le noir restera à jamais un roman du 19ème siècle jusqu'au bout des ongles, et de ce fait OVNI de notre époque.

Mme de Rênal rules quand même, ta race.

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 20 Juin - 19:54

Da Vinci Code :


Mon premier roman que j’ai lu depuis ma classe de 6iem. Autant vous dire que le challenge était autrement plus ardu, que le bouquin d’une centaine de page donner par une prof tyrannique. C’était donc ma première fois de tenter de lire un aussi gros ouvrage. Et c’est sans mal que j’ai réussi à le lire d’une traite sans avoir mon envi de connaître la suite vacillée. C’est donc avec une immense joie que je vais commencer la critique de ce livre.

J’avais choisi se livre car j’en avais entendu parlé dans la radio. (et que Stef voulais que je lise un roman aussi Ahah ! ) Ils avaient fais un rapide résumé de l’histoire. Et ça me branchait bien. Le coté suspense avec une intrigue mystérieuse. Bref le genre que j’adorais au cinéma. Alors lors de la lecture. Je n’étais pas déçu du résumé que les présentateurs radio nous avaient fait. Ils avaient raison et je me suis donc retrouvé scotché devant un bouquin (vous vous rendez compte, moi scotché devant un bouquin? sob ) Le roman est fait de tel façon que l’on ressent le besoin de savoir ce qu’il se passe. (moi ça m’a empêché de dormir certain jour) Mais la ou le bas blesse. C’est que l’auteur nous malmène en y ajoutant un chapitre entre le début de l’événement perturbateur et la suite. Et en général c’est un chapitre auquel on se passerait bien. Mais c’est aussi ça le suspense. Bref c’est un bordelique dans ma tête et j’hésite entre dénoncer ou féliciter cette démarche. Par contre le truc qui me prenait vraiment la tête, c’était cet façon qu’avait l’auteur de retarder a mort une explication importante (enfin pas trop mais qui semblait l’être) sur le passé de l’héroïne. A chaque chapitre ils nous faisais une allusion, mais ne lâchais pas le morceau pour autant. Bref ça traînais trop en longueur cette histoire. Ceci dis j’étais fort surpris quand j’ai lu le nom du coupable, du cerveau machiavélique. Je pensais vraiment a quelqu’un d’autre. Mais sur ce point il est fort se roman. Il est imprévisible.
Le second détail important c’est la précision dans ces explications sur les faits historiques de la religion en général. On sent l’énorme travail de recherche. Malheureusement on ne peux pas juger la véracité de chaque information, mais cela donne a réfléchir (et si c’était vraiment ça le Graal ? Mwaha ) Bref un roman très détaillé historiquement, mais parfois trop avec des explication qui sont hors sujet avec l’intention du héros par exemple. Donc encore un bon et mauvais point.
Les persos sont sympathique mais ne sont pas immensément attachant pour autant. Mais le couple de héros se complète dans leur aventure. La fille s’occupe de tous ce qui est action, fuite et semage de policier tandis que Langdon s’occupe de tous ce qui est recherche historique. (Remarque Langdon trouve plus d’énigme que Sophie qui est quand même la petite fille de l’auteur de ses devinettes (et je ne parle pas forcement des énigmes historique mais plus basé sur la fille justement Mwaha ) Enfin bref, le curée albinos aux yeux rouges est assez bizarre (surtout très con) Il obéit aux ordres même les plus criminel. Et le Sir Teabing mettais bien sympathique avec sa jovialité et son humour du début.
Sinon le style de l’auteur se lis sans mal, même si parfois on se retrouve confronté à un mot inconnu de consonance latine. Mais pour le reste je n’ai éprouvé aucun mal.

Pour conclure cette critique. C’est un livre que j’ai adoré du début à la fin. L’aspect mystérieux mêlé a la religion chrétienne ma fasciné ainsi que la course poursuite, entre les héros ses ennemis et la police. Mais malgré cet envoûtement, ce roman comporte quelque défaut qui gâche un peu le plaisir. Et puis perso, je ne peux absolument pas comparé avec d’autre auteur ou roman. Il est possible que ces défauts soient chose courante dans le monde littéraire x_x Donc je le conseil pour ceux qui aiment le policier et l’histoire religieuse pour les autres c’est un roman sûrement banale.
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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Lun 20 Juin - 21:08

Youpie ! DAVIIIIIIID !! YIPPIIIIIIIIIE !! Youpie !
(pitain on les sort souvent les kaos fêtards ces temps-ci ! Mwaha)
Mais à la tienne, félicitations ! Cheers C'est great de te voir tenter la lecture, et encore plus great de voir qu'apparemment ça t'a botté ^_____^ !! J'espère que ça va t'encourager à retenter l'expérience très bientôt (mais de toute façon je vais me battre pour que tu attaques un deuxième livre Mwaha !).

Alors, en l'honneur de ce grand jour, je vais répondre de façon plus détaillée à la critique, quand bien même tu peux trouver mon avis complet un peu plus haut dans ce topic Yeah !

Let's rock Mwaha !

Citation:
Le roman est fait de tel façon que l’on ressent le besoin de savoir ce qu’il se passe. (moi ça m’a empêché de dormir certain jour) Mais la ou le bas blesse. C’est que l’auteur nous malmène en y ajoutant un chapitre entre le début de l’événement perturbateur et la suite.


Citation:
Par contre le truc qui me prenait vraiment la tête, c’était cet façon qu’avait l’auteur de retarder a mort une explication importante (enfin pas trop mais qui semblait l’être) sur le passé de l’héroïne.


Oui. Disons que c'est une technique aussi classique et efficace que tout simplement incontournable dans ce type d'oeuvre (ben, c'est un polar quand même quoi Ooooh !), le seul ennui c'est qu'ici l'auteur le fait avec un léger manque de doigté. En effet, il use et ré-use de cette astuce à tout bout de champ, et sans subtilité. Résultat: répétitivité et lassitude, on aime jouer avec le suspense oui, mais on aime pas être mené par le bout du nez en permanence non plus ^^
C'est là où je me permets de dire que l'auteur est assez moyen, il a besoin de raffiner ses méthodes.

Citation:
Ceci dis j’étais fort surpris quand j’ai lu le nom du coupable, du cerveau machiavélique. Je pensais vraiment a quelqu’un d’autre. Mais sur ce point il est fort se roman. Il est imprévisible.


Là, je pense qu'on peut voir la différence entre les yeux neufs d'un lecteur novice et ceux cyniques d'un lecteur plus "expérimenté". En effet, pour ma part j'ai trouvé que certes, rien ne laissait prédire que le méchant serait untel, mais du coup... manque de crédibilité. On a l'impression que l'auteur a seulement fait en sorte de nous donner exprès le personnage auquel on penserait le moins pour mieux nous surprendre, que ça colle avec les faits ou pas. Il a d'abord visé à égarer le lecteur, et ensuite bricolé une explication moyennement convaincante pour justifier du retournement de situation que, pour ma part, j'avais vu venir en appliquant le principe simple qu'est "celui là est le dernier suspect possible, donc ça va être lui". Là encore, on retrouve une certaine maladresse, un caractère un peu mal dégrossi dans l'écriture.

Citation:
Le second détail important c’est la précision dans ces explications sur les faits historiques de la religion en général. On sent l’énorme travail de recherche.


Oui, là, attention de ne pas perdre de vue que c'est premièrement une oeuvre de fiction, et secundo qu'il avance plus de théories que de faits. Donc, des concepts intéressants (moi-même comme on s'en doute j'aime beaucoup l'interprétation du Graal présentée ici), mais pas à prendre pour argent comptant. Ce n'est pas un défaut, mais il faut cette petite mise au point.

Citation:
Les persos sont sympathique mais ne sont pas immensément attachant pour autant.


Stéréotypés et superficiels sont peut-être les mots que tu cherches. Enfin, heureusement, ils ne constituent pas le centre d'intérêt principal du livre, donc c'est pas très grave ;) C'aurait toutefois été un joli bonus qu'ils soient plus profonds et marquants.

Citation:
Pour conclure cette critique. C’est un livre que j’ai adoré du début à la fin.


Et ça, j'en suis super contente ^___^ Tu as raison sur le fait que c'est un livre agréable (et aisé) à lire d'ailleurs, et je pense qu'il est particulièrement adapté pour servir d'introduction au genre: il en présente l'archétype, si on peut dire.

Citation:
Mais malgré cet envoûtement, ce roman comporte quelque défaut qui gâche un peu le plaisir.


Et contente que tu t'en aperçoives aussi, c'est bien d'aiguiser son esprit à voir aussi les failles Yeah !

Citation:
Il est possible que ces défauts soient chose courante dans le monde littéraire x_x


La médiocrité est courante partout, ce n'est pas pour autant qu'il ne faut pas la réprimander ! Donc, non, n'aie pas peur de critiquer les éléments que tu as trouvé douteux ou décevants dans un livre, au contraire ^^ La lecture est un plaisir, mais permet aussi de développer certaines compétences: maîtrise de la langue française certes, mais aussi sens de l'analyse et de la critique.

Bref en tout cas vraiment happy que tu aies fait l'effort et apprécié, j'espère que tu auras vite envie de te plonger dans un nouvel ouvrage ! Il faut battre le fer tant qu'il est chaud, comme on dit ^_____^

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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Mar 21 Juin - 20:19

Citation:
Mais à la tienne, félicitations ! Cheers C'est great de te voir tenter la lecture, et encore plus great de voir qu'apparemment ça t'a botté ^_____^ !! J'espère que ça va t'encourager à retenter l'expérience très bientôt (mais de toute façon je vais me battre pour que tu attaques un deuxième livre Mwaha !).


Ben ravi que ca te plaise, ma demarche. Mais la je me retrouve fasse a 2 probleme.
1- Je sais pas quoi lire
2- Le magasin ou je suis allé ne vendais que des Roman policier et a l'eau de rose.
Je vais donc devoir aller a la FNAC mais pour ce qui est de savoir quoi lire c'est une autre paire de manches sob

Citation:
Oui. Disons que c'est une technique aussi classique et efficace que tout simplement incontournable dans ce type d'oeuvre (ben, c'est un polar quand même quoi Ooooh !), le seul ennui c'est qu'ici l'auteur le fait avec un léger manque de doigté. En effet, il use et ré-use de cette astuce à tout bout de champ, et sans subtilité. Résultat: répétitivité et lassitude, on aime jouer avec le suspense oui, mais on aime pas être mené par le bout du nez en permanence non plus ^^
C'est là où je me permets de dire que l'auteur est assez moyen, il a besoin de raffiner ses méthodes.


C'est vrai que je ne voyais pas ca sous cet angle. Mais c'est vrai que c'est un peu abuser. Y a que ca comme suspence. Heureusement sur la fin ca ce calme un peu les chapitre qui nous éloigne de l'action principal. Menfin oui je trouve que c'est de trop.

Citation:
Là, je pense qu'on peut voir la différence entre les yeux neufs d'un lecteur novice et ceux cyniques d'un lecteur plus "expérimenté". En effet, pour ma part j'ai trouvé que certes, rien ne laissait prédire que le méchant serait untel, mais du coup... manque de crédibilité. On a l'impression que l'auteur a seulement fait en sorte de nous donner exprès le personnage auquel on penserait le moins pour mieux nous surprendre, que ça colle avec les faits ou pas. Il a d'abord visé à égarer le lecteur, et ensuite bricolé une explication moyennement convaincante pour justifier du retournement de situation que, pour ma part, j'avais vu venir en appliquant le principe simple qu'est "celui là est le dernier suspect possible, donc ça va être lui". Là encore, on retrouve une certaine maladresse, un caractère un peu mal dégrossi dans l'écriture.


Ah d'accord. Ben j'ai encore du chemin a faire avant d'avoir un point de vu aussi expert que le tien. Maintenant que tu le dis c'est vrai que c'etait un peu bordelique, les infos sur ses actions et surtout le mobile de tous ca qui est un peu n'importe quoi. Bref on se retrouve avec un paquet de page d'explication. Enfin je ne pensais pas que c'etait une pratique courante aussi dans les romans policiers.

Citation:
Stéréotypés et superficiels sont peut-être les mots que tu cherches. Enfin, heureusement, ils ne constituent pas le centre d'intérêt principal du livre, donc c'est pas très grave Wink C'aurait toutefois été un joli bonus qu'ils soient plus profonds et marquants.


Oui. Ils ne sont pas compliqué. Mais oui c'est surtout pour l'histoire que le livre c'est vendu.


En tous cas je suis ravi de t'avoir ravie Yeah !
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MessageSujet: Re: Critiques de romans individuels   Mar 21 Juin - 20:29

Citation:
Ben ravi que ca te plaise, ma demarche. Mais la je me retrouve fasse a 2 probleme.
1- Je sais pas quoi lire
2- Le magasin ou je suis allé ne vendais que des Roman policier et a l'eau de rose.
Je vais donc devoir aller a la FNAC mais pour ce qui est de savoir quoi lire c'est une autre paire de manches sob


Les FNAC tu devrais trouver tout ton bonheur normalement Na
Sinon pour quoi lire ça dépend du genre que tu veux, je te conseille de faire un petit tour de toutes nos critiques et topics sur le forum déjà, tu as un bon petit panel d'oeuvres exposées ici quand même ;) Et puis si tu as besoin de précisions, demande Yeah ! Je suis vouée à la cause de te faire lire ! Mwaha

Citation:
C'est vrai que je ne voyais pas ca sous cet angle. Mais c'est vrai que c'est un peu abuser. Y a que ca comme suspence. Heureusement sur la fin ca ce calme un peu les chapitre qui nous éloigne de l'action principal. Menfin oui je trouve que c'est de trop.


Et tu as bien raison, l'auteur doit apprendre à doser. Je pense que ça a énervé tout le monde ce connait d'un seul schéma agaçant se répétant à chaque chapitre, donc ne t'en fais pas pour ça: c'est normal d'en avoir sa claque.

Citation:
Ah d'accord. Ben j'ai encore du chemin a faire avant d'avoir un point de vu aussi expert que le tien. Maintenant que tu le dis c'est vrai que c'etait un peu bordelique, les infos sur ses actions et surtout le mobile de tous ca qui est un peu n'importe quoi. Bref on se retrouve avec un paquet de page d'explication. Enfin je ne pensais pas que c'etait une pratique courante aussi dans les romans policiers.


Disons que j'ai passé une bonne portion de ma jeunesse à lire les oeuvres d'Agatha Christie et Mary Higgins Clark (c'est à dire deux romancières spécialisées dans le genre), donc je te jure que j'en ai fait une sacrée overdose au final lol (cela dit elles étaient meilleures à ce jeu là, en tout cas selon mon souvenir - si tu dois tester quelque chose d'elles, prends Dix petits nègres d'Agatha Christie). Pis j'ai aucun remords à critiquer quand je vois des choses que je juge pas assez bien moi Ricanement

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