| | | Critiques de romans individuels | |
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Konnie Sex Symbol


Nombre de messages: 1417 Localisation: Environ de Paris Date d'inscription: 25/10/2004
 | |  | | Stefanof Chevalier Dragon


Nombre de messages: 4628 Age: 25 Localisation: Australie Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Lun 27 Juin - 14:25 | |
| Pas nécessairement, mais elles sont célèbres oui  Beaucoup de best-sellers. Tu ne devrais pas faire fausse route avec Dix petits nègres en tout cas, après les autres Agatha Christie je t'avoue que j'ai vraiment oublié  Pour Mary Higgins Clark (vaguement plus récent pour moi, mais ça remonte toujours au collège  ), je dirais qu'au début... tu en lis deux ou trois c'est chouette, mais après ça devient très vite répétitif, lassant. Donc ce n'est pas ce que tu devrais lire en priorité je dirais... Et puis http://www.amazon.fr je rappelle  Si j'ai confiance, tu peux avoir confiance aussi, garanti  _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Stefanof Chevalier Dragon


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Sam 9 Juil - 11:37 | |
| Lestat the VampireAuteur: Anne Rice Date de parution: 1985 Nombre de pages: 550 Edition américaine (Ballantine Books): Edition française (Fleuve Noir): http://images-eu.amazon.com/images/P/2265079634.08.LZZZZZZZ.jpgRésumé: qui ne connait pas le best-seller, et plus tard film, Entretien avec un vampire ? Eh oui, vous l'aurez compris, Lestat the Vampire est bien du même auteur, et suit d'ailleurs les pas d'un des personnages principaux de l' Entretien (je suis sûre que vous ne devinerez jamais lequel !  ). Lui faisant suite, il est ainsi le deuxième tome des Chroniques des Vampires. Alors, que trouve-t-on ici ? Eh bien, un Lestat qui se réveille de son long sommeil en terre et qui, couché en 1929, ressucite maintenant dans une ère nouvelle: 1984 (mais non, pas le roman de George Orwell bande de patates confites !). Et en 1984, dans ce monde moderne et électrique, Lestat a décidé de dévoiler tous ses secrets au monde en devenant une rock-star vampirique... mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ceci ne sera qu'une infime partie du récit (début et fin), le corps du texte se consacrant à l'histoire de Lestat, depuis ses années d'homme mortel, dans la France du 18ème siècle, peu avant la révolution, jusqu'à ce jour de 1929 qui le vit s'enterrer volontairement pour un temps. Et bien sûr, ce sera l'occasion d'apercevoir ou lire la vie d'autres vampires: Gabrielle, Armand, Marius. Et bien sûr... découvrir leurs secrets. Critique: tout d'abord, commençons par le positif. Lestat (pour les intimes, baby  ) est narré à la première personne, simulant une autobiographie de notre célèbre vampire. Ce fait n'empêchera toutefois point d'entendre indirectement le récit d'une partie de la vie d'Armand, ou même durant un temps la narration de switcher à Marius, qui prend les rênes un moment... pour raconter sa propre histoire à Lestat évidemment, celui-ci étant toujours omniprésent. Le style est clair et évocateur des richesses perçues par notre narrateur, en somme un roman bien écrit qu'on parcourt sans peine. Les personnages sont plutôt bien dépeints et développés, et chacun se distingue nettement des autres. By the way, j'espère qu'aucun d'entre vous n'est dérangé par les (sous)-entendus homosexuels, car dans l'univers vampire ça pullule  Eh oui, ce sont des êtres fort aimants entre eux, nos petits suceurs de sang ! Ce qui m'amène à mon premier point réel: l'état de vampire est excellemment bien rendu dans ces pages, l'univers des vampires illustré avec maîtrise. La sensualité, l'exagération des sens et sentiments, le poids et la poussée de l'immortalité, le besoin du sang, la solitude d'une éternité... tout ceci sont autant de concepts et traits vampiriques qui seront amenés au fil des chapitres, contribuant à nous faire un sacré topo sur cette race mythique. Anne Rice prend des libertés avec la légende de base (ici pas de vampire fondu en miettes pour avoir touché une croix, pas de gousses d'ail fatales et de non-reflet dans le miroir) mais réussit à en extraire la quintessence, à la raffiner et l'exprimer d'une façon hautement convaincante, et non sans élégance par ailleurs - un autre trait vampirique, au fond. En somme, Lestat constitue une sorte de "bible du vampire", c'est un récit prenant des teints encyclopédiques dans la mesure où l'on est confronté à l'essence de l'être vampire sous tous ses angles. Un traité complet sur cette race et ses particularités en bref, mais présenté de façon ludique sous la forme d'un bildungsroman vampiresque: on découvre tout ceci en même temps que Lestat le fait, au gré de ses expériences, de son initiation. Pour résumer, si vous voulez un bouquin vous faisant toucher la sommité de l'état de vampire, l'explorant, le définissant, le peignant avec doigté, alors Lestat the Vampire est un livre pour vous, qui se paie le luxe d'avoir des persos développés voire charismatiques (Gabrielle en particulier pour moi, mais je n'ai aucun doute que d'autres personnalités s'attacheront à d'autres protagonistes). Quel est le revers de la médaille me direz-vous ? Eh bien, l'implacable logique qu'à force d'être une sorte d'encyclopédie personnelle et générale du vampire, le livre oublie d'être un scénario. Pas de vrai but ici, pas de motivation exceptionnelle à accomplir une quête spécifique, pas d'intrigues complexes... mais rien de plus que le récit d'une vie, qui connait certes la recherche de certains objectifs, mais reste souvent ballottée par les occasions, les événements du hasard et des circonstances. Oh, bien sûr, on aura un léger fil conducteur passé un certain point, et le final est fait d'une manière laissant présager une suite, comme si Lestat n'avait été qu'un long prologue et que l'action, la vraie, devait commencer... au prochain tome. Mais était-ce bien utile de s'offrir le luxe d'une telle mise en bouche alors que l' Entretien aurait pu servir à cette office lui aussi ? En effet, on se demande un peu quel est l'intérêt profond non pas du livre, mais de la série duquel il est tiré. Explorer chaque fois une nouvelle biographie (l' Entretien, en tout cas, était déjà celle de Louis, rien de plus) ? Anne Rice semble experte dans l'exploration d'univers, voire de personnalités, mais il n'empêche que tout cela retombe un peu à plat quand aucune intrigue puissante ne guide le récit. A lire pour s'imprégner du Vampire, mais il faudra ensuite aller chercher ailleurs pour s'emporter dans une quête réelle. _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Myaah Great Mistress


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Mar 27 Sep - 14:33 | |
| Lady PirateAuteur : Mireille Calmel Date de parution : 19 mai 2005 Nb de pages : ? RésuméMary, du haut de ses sept ans, doit se faire passer pour son frère décédé auprès de sa belle-famille fortuné pour subsister aux besoins de sa mère. C'est ainsi qu'elle est éduquée, malgré le fait que son oncle la déteste et la voit comme une gêneuse. Un jour, lors du décès de sa grand-mère, elle lui dérobe un mystérieux pendentif... Alors on envoie dès lors des assassins à ses trousses et elle est obligée de prendre maintes identités mais elle est bien décidée à trouver ce que son oncle recherche.... Mon avisEn un mot : boooooooooooooooooooooooooooooooof... Mais d'un bof, pas du tout convaincant... . J'ai lu ce premier tome par curiosité, vu que l'auteur était en ce moment pour le moins acclamée apparemment... Vu qu'il s'agit de la nouvelle reine de la fiction historique française à ce qu'il parait... Moi ce que je peux vous dire, c'est que c'est pas du tout vraiment convaincant et que l'héroine n'a aucune profondeur, on dirait que c'est écrit à la va-vite vous savez (de toute façon le tome 2 est sorti... en juin XD ) Bref, comment vous dire ? En somme, l'héroine rencontre un homme - brève description de cet homme - et pof c'est l'amour fou la page suivante - et pouf on se retrouve la phrase d'après trois mois plus tard, voir 5/10 ans... Bref les personnages ne sont pas du tout convaincants.. L'action assez mal définie décrite.. bon c'est la vie de Mary à qui il n'arrive que des malheurs mais Mary est parfaite, si parfaite qu'elle réussit en tout et partout ! Bref, dans le genre agaçant... vous voyez.... Ca se laisse lire mais.... comment dire... c'ets vraiment ce que j'appellerai dans le genre Danielle Steel quoi... Bref, sans aucun autre commentaire, je n'ai rien trouvé mis à part le titre (qui aurait laissé présager des pirates) d'attrayant.... Vous pouvez passer, sauf si vous n'avez vraiment rien d'autres à faire.... |
|  | | Stefanof Chevalier Dragon


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Dim 2 Oct - 23:36 | |
| Born of the SunAuteur : Joan Wolf Date de parution : 1990 Nb de pages : 604 Résumé: pour une fois, je vais faire une exception en choisissant de vous traduire le quatrième de couverture au lieu de composer moi-même un résumé. Here goes: Elle était une princesse celte. Il était un prince saxon. Ensemble, ils pouvaient unir un royaume... Quatre-vingt ans après le décès du Roi Arthur, la paix qu'il avait façonné entre les nations celtes et saxonnes vole en éclats, en éclats aussi aiguisés que dangereux. La princesse Niniane, la magnifique enfant du prince des Atrebates (nd: une tribu celte), est capturée, amenée devant Cynric, roi des redoutables saxons. Les espoirs de la jeune fille de se voir rendue à sa famille en échange d'une rançon conséquente sont bientôt brisés quand le roi, charmé par son courage et sa beauté, décide de la donner en mariage à son sombre fils Edwin. Mais Niniane a vu le demi-frère de ce dernier, le beau Ceawlin, et c'est auprès de lui que repose son coeur... Critique: ce n'est bien sûr pas un hasard d'avoir choisi de retranscrire ici ce résumé prometteur. N'est-il pas alléchant ? Un univers celtique et médiéval, une histoire d'intrigue et de conflit mêlée à une romance impossible... tous les ingrédients répondent présents pour attirer le chaland naïf (en l'occurence, votre dévouée modo). Eh bien vous savez quoi ? Ce livre est nul à chier  Au programme vous aurez d'abord droit à une héroine incroyablement potiche et niaise, que l'on essaiera de manière involontairement hilarante de faire passer pour une femme forte et ce, bien évidemment, sans la moindre once de crédibilité. Certains auteurs n'ont définitivement pas peur du ridicule pour écrire des contradictions aussi énormes dans leurs romans, c'est pour le moins sûr. En deuxième position suivra bien vite le héros et mari de notre belle, le sublime Ceawlin (et là, je vous prie de lire l'adjectif avec le plus haut degré d'ironie que vous soyez capable d'emprunter). Son seul talent est en réalité de réunir deux travers : premièrement, le défaut classique de perfection exagérée (car Ceawlin est le plus grand, le plus fort, le plus futé, le plus beau avec ses cheveux d'argent et ses yeux si intensément bleu-vert, sans parler d'avoir la vue la plus aiguisée du monde et l'ouïe la plus fine de l'univers), deuxièmement celui d'être un macho colérique de première ("tu es ma femme, même si tu veux dormir moi j'ai envie de te baiser alors je viens te sauter quoique tu dises", "tu es une femme, je suis le super roi donc ferme la avec tes objections sensées je fais ce que je veux et tu vas te faire enculer", etc, etc). Ce qui ne s'arrange pas, c'est que notre chère Niniane (qu'on rappelle "forte et courageuse et blablabla") est la parfaite femme soumise, qui a des étoiles dans les yeux dès qu'elle voit son homme apparaitre, le qualifie de meilleur mari du monde et passe le plus clair de son temps à fondre d'une admiration aussi mièvre que répugnante devant lui. Oui, ça fait mal. Ajoutez à cela un style d'écriture pour le moins banal, des bonds dans le temps fréquents, des persos secondaires unidimensionnels et dramatiquement prévisibles de ce fait, un manque d'épaisseur flagrant, un scénario inintéressant actionné par des mécanismes grossiers, le tout dans un livre qui ne connait pas la moindre page de suspense ou de rebondissement et vous obtenez ce qu'on appelle de la littérature de seconde zone, tout juste bonne à empiler dans les auges des porcs, qui la recycleront certainement à meilleur usage. A fuir ardemment. _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Stefanof Chevalier Dragon


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Sam 8 Oct - 15:09 | |
| Brightly BurningAuteur : Mercedes Lackey Date de parution : 2000 Nombre de pages : 406 Résumé : les parents Chitward connaissent le succès dans leur entreprise de vente de vêtements, aussi ont-ils récemment quitté la campagne pour s'installer avec leur petite famille dans une maison de la capitale de Valdemar. Leurs enfants semblent tous impatients de marcher sur les traces de leurs parents, en se spécialisant dans la teinture ou la broderie. Tous, sauf un. Lavan, 16 ans et incompris, rêvait de s'engager parmi les soldats de la Garde, une ambition peu appréciée de ses parents. A la place, ceux-ci décident de l'envoyer à l'école, une première. Mais là-bas, les seniors et petits caïds des élèves vont le bizuter durement, réveillent en lui la rage et les premiers indices de son formidable Don, le pouvoir de faire prendre feu... Critique : hop, hop. On débarque ici dans un monde d'une fantasy semblant légèrement plus "évoluée" (dans le temps et les moyens de l'univers s'entend) que d'ordinaire, puisqu'on y perçoit quelques effluves de modernité. La capitale évoque en effet l'image d'un Paris vieillot à l'esprit, et il est évident que le coeur central de l'action, l'académie des Hérauts, Guérisseurs et Bardes, semble tout de suite moins ancestrale que ce qu'on imagine d'habitude dans les époques très médiévales. Toutefois, malgré ces premières impressions, le temps est encore aux chevaux et aux épées, aux rois et aux guerres d'homme à homme. L'univers reste assez classique, son concept d'école évoquera probablement Harry Potter à l'esprit de la plupart des gens (supposition de ma part puisque je n'ai jamais lu HP, mais de ce que j'en sais...), tandis que le lien télépathique et intime entretenu entre Hérauts et Compagnons (des êtres à l'apparence de chevaux blanc et argent) rappelle tout de suite le monde de Pern à l'initié. Dans tous les cas, c'est sans peine qu'on suit agréablement la progression de Lavan, qui mûrit et se fortifie doucement au fil des pages, et avec les mois qui passent. En réalité, le livre semble allier simplicité (que ce soit dans ses personnages ou ses événements) et une certaine qualité, ce qui me fait le voir comme un récit idéal pour les enfants ou jeunes adolescents. Rien de complexe, rien de très grande ampleur ni profondeur particulière, rien d'original même, mais n'empêche qu'on passe un bon moment à tourner les pages, ce qui en fait un bon ouvrage pour se détendre et aérer les idées tout simplement. En bonus, on a droit à une jolie fin à laquelle on ne se serait pas attendue dans ce type de roman, alors pourquoi pas ?  A conseiller aux novices et jeune âge. _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Myaah Great Mistress


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Mar 11 Oct - 18:37 | |
| Le Cercle de MegiddoAuteur : Nathalie Rheims Date de parution : mais 2005 Nombre de pages : 308 (écrit gros en plus XD) RésuméMaya Spencer est une jeune archéologue qui va rejoindre son père spirituel, archéologue lui-aussi, sur le site de Megiddo. Apparemment il aurait fait une sacrée découverte qui pourrait remettre en cause les fondements même de nos croyances biblique, puisque ça concernerait la rédaction de la Bible... Mais une étrange malédiction tourne autour de ce cercle, touchant chaque fois une personne bien spécifique en fonction du jour de la semaine. Il ne reste que 12 jours à Maya pour élucider cette énigme et sauver sa vie. Mon avisEn un seul mot ? Catastrophe ! Oui, je sais, c'est court, mais c'est vraiment mérité.... Tout d'abord commençons par le style d'écriture... Horrible ! Vous avez droit à une série de dialogue entrecoupée de troisphrases de descriptions, et parfois, ces mêmes dialogues n'ont rien de naturel du tout ahah. Bref, ça prend pas pas du tout. Ensuite, les personnages. Alors autant vous dire tout de suite : aucune personnalité, c'est d'un plat ! mais plat ! Et comme il n'y a aucune description sur eux, les seuls renseignements que vous avez, ce sont les compliments entre personnages, alors ils sont sans défauts. Le déroulement de l'histoire... Vous en aviez marre d'être pris pour un imbécile dans le Da Vinci Code ? Eh bien, là, en somme, c'est pareil, mais en pire. Il n'y a aucun effort de suspens. Il y aun problème ? Cinq lignes plus tard vous avez droit à la réponse ! (à laquelle vous ne comprendrez rien en plus ! ) Et comment dire, le tout du livre se déroule sous 12 jours..... sachez que en trente/soixante pages, vous avez les six premiers jours qui passent et six morts comme ça (mais ça on s'en fiche il n'y aucune psychologie dans le livre XD ) Autant dire, l'héroine, cette brillante archéologue, est comme une girouette... On vous parle de toutes ses croyances profondément enfouies remises en causes, donc elle pleure et puis lapage suivante plus rien n'en est et bref, on s'en fiche au final... On s'en fiche mais de tout ! Surtout que allez, on penserait que la qualité de l'énigme ferait en sorte que le livre soit intéressant.. Eh bien même pas contrairement au Da Vinci Code.... Parce que vous voyez, on passe du scientifique, au complètement ésotérique n'importe quoi de divin sacré etc.... mais alors... les "trahisons" ou les événements vous laissent d'un palt.. certes vous ne pouvez pas vous en doutiez (vu que ça fait plouf d'un coup en somme ) mais il faut dire que comme aucun personnage n'est décrit... mais alors vraiment rien ! que ce soit celui ci ou celui là on s'en fiche.. Mais alors bref, vous connaissez l'image de l'eau glissant sur les vitres... Ben ce livre c'est la même chose, ça n'effleure même pas une once de sentiment (pourtant ce sont quand même des proches qui meurent XD ). Bref, ne parlons pas de la fin qui se veut tel un gros osufflet mais qui se dégonfle lamentbalement toute la mise en scène et l'écriture rend mal cette fin qui se veut "inquiétante" (mais je vous dis on est complètement indifférent à ce qui arrive aux persos on s'en fiche) Et généralement, on vous balance les "explications" à une vitesse qu'on ne peut guère comprendre le charabia...A lors je veux bien des"non-dits" mais là ça existe même pas XD Bref... Déconseillé |
|  | | Heimdall Marchand Etabli

Nombre de messages: 117 Localisation: Au frontière de la campagne Date d'inscription: 23/12/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Sam 26 Nov - 3:38 | |
| Da Vinci CodeAuteur : Dan Brown Edition : la même que Stef, l'anglaise... Nombre de pages : je n'ai plus le livre, mais il est de taille moyenne. Résumé : J'en parlerai de long en large dans ma critique. Critique :Après l'insistance de Stef pour que je commente ce monument du marketing littéraire, je poste mon avis sur le Code. Je l'appellerai ainsi tout le long de ma critique. Contrairement à la majorité des lecteurs, je ne connaissais absolument pas la renommée de ce livre lorsque je l'ai acheté. J'étais en effet en Ecosse, à l'aéroport de Glasgow à la fin du mois d'août 2004. Je me préparais à mon heure et demie de vol et pour cela quoi de mieux qu'un livre ? Après avoir lu quelques quatrièmes de couverture, j'ai trouvé deux livres. Je demande conseil à mon amie, grande fan d'Amélie Nothomb (que je n'avais pas encore lu à l'époque). Et elle me dit qu'elle avait déjà entendu parler en bien du Code. Ah ! Joie ! Je m'empresse de débourses quelques pounds pour l'achat de ce livre qui me plaisait par son "histoire". Dans l'avion, choix entre Stargazing : l'histoire d'un jeune écossais perdu dans les années 70 et qui se retrouve gardien de phare ( toujours pas lu...  ) et le Code. Soit pour résumer : le choix entre un anglais plutôt difficile et un anglais américain simple. Le choix fut vite fait. J'avais choisi le Code. C'est ainsi que je me suis lancé dans l'aventure "Code" en avant-garde ! Ce n'est que quelques mois plus tard que le battage médiatique commençait en France. Une chose m'a impressionné dès le début dans ce livre : le fait que non seulement les critiques disaient que l'érudition de l'auteur était grande mais aussi la phrase qui orne la première page et qui dit que tous les faits dans ce livre sont vrais... Il y a de quoi passionner dès le début un amateur de savoir comme moi. Au bout de quelques pages, je me rends compte avec un certain goût amer que l'auteur est franchement anti-français : je décide de pardonner ce pauvre petit auteur américain de cette tare commune aux Etats-Unis après la guerre en Irak. Puis il est vrai que l'histoire mêlant Templiers, Eglise, Bible, secte ultra-religieuse et autres sociétés secrètes a de quoi me retenir. Mais au bout d'une centaine de pages d'énigmes toutes plus bidons les unes que les autres, je me rends aussi compte de l'infini platitude des personnages : le summum atteint par la petite Française, la Sophie qui est une potiche sensée être très intelligente mais qui est tellement inculte qu'elle n'est là que pour mettre en valeur la "grande" culture du héros, le pendant masturbateur de l'auteur. Et petit à petit, à cause de mon esprit de doute, je me rends compte des confusions dans les interprétations de l'auteur et je ne parle même pas de la vision de Paris : incroyable, on peut voir à partir d'un carrefour, la Tour Effeil, l'Arc de Triomphe et le Louvre. Mieux que tous les guides touristiques. Il n'a malheureusement jamais mis les pieds à Paris, j'en suis certain et sa description de l'Eglise Saint-Sulpice est la plus amusante tellement elle est fausse : quelle érudition, même pas capable de regarder des photos de l'église qu'on peut trouver sur le Net... Enfin, passons sur cette arnaque pseudo-savante. Je m'étais fait avoir comme un bleu. Le roman commençait dès la première page... Alors peut-être peut-on juger de la qualité de la langue et de l'écriture ? Même pas... Parlons tout d'abord de l'histoire. Qu'est-ce que ça raconte ? Ca commence par le meurtre du Conservateur du Louvres. Et puis les évènements s'enchainent alors et conduisent notre héros, accusé du meurtre à poursuivre la vérité. Sur le chemin, il dévoile un complot sur fond biblique et mystique. C'est ultra-classique, mais c'est aussi super accrocheur. Tout est là. Suspense, thriller, énigmes, mise en cause de l'Eglise et du dogme religieux et mystères centenaires... Mais malheureusement, tout est bidon. Les énigmes tout comme la fameuse théorie. Les personnages sont plats et en bon page-turner, il entretient le suspense par une technique littéraire super classique mais tellement mauvaise... Ainsi, lorsque j'ai refermé ce livre, je l'ai refermé avec un sourire ironique : je m'étais fait duper en beauté ! J'avais lu une daube sensée être intelligente au lieu de lire le "formidable livre d'un auteur écossais". Pour l'anecdote, j'ai fini ce livre assis sur un banc au milieu du jardin du Luxembourg. Une fille assise à côté m'a dragué parce que je paraissais "très charmant". Donc morale de l'histoire : ne lisez pas le Code pour devenir plus intelligent, mais lisez-le plutôt pour paraître plus intelligent. ;) Enfin bon, pour vous conseiller un livre dans la même veine mais mille fois meilleur : "Le Nom de la Rose" d'Umberto Eco. |
|  | | Stefanof Chevalier Dragon


Nombre de messages: 4628 Age: 25 Localisation: Australie Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Sam 26 Nov - 12:36 | |
| Ooooh ! Je te remercie d'avoir pris le temps d'écrire cette critique Heim, c'était fort agréable à lire  Vu la bonne foi avec laquelle tu t'engageais dans la lecture (personnellement, ayant eu droit au battage médiatique, ma méfiance était un peu éveillée du coup !), je me doute que la chute a dû être rude pour toi ! Enfin, niveau personnages, ne parlons même pas de l'histoire d'amour neuneu parachutée dans les dernières pages, qu'on voit venir de très, très loin parce qu'il faut bien que l'auteur honore la banalité de son oeuvre, ainsi que du caractère tout simplement énormissime de "je vous fous Bezu Fache en gros gros vilain parce que ça va pas être lui le vrai méchant lalala ! et je vous mets en vrai méchant le mec le moins suspect, ça vous en bouche trop un coin hein !?"...Le Da Vinci Code, ou l'ABC de tout auteur de polar au rabais ! J'espère que tu nous feras d'autres critiques à l'occasion en tout cas, ça fait plaisir d'en lire de bien bâtie ^__^ _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Myaah Great Mistress


Nombre de messages: 2564 Age: 24 Localisation: Paris Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Dim 27 Nov - 19:04 | |
| Et après...Auteur : Guillaume Musso Edition : XO Editions Nombre de pages : 357 pages, écrit en assez gros comme dans toutes grande édition RésuméNathan est un brillant avocat, l'un des meilleurs. Il gagne 45 000 dollars par mois, est un des plus jeunes associés d'un prestigieux cabinets, son compte en banque a atteint le million... Pourtant, tout à un prix et Nathan n'est pas heureux. En effet, sa femme Mallory l'a quitté et il l'aime toujours. Il se shoote au boulot, au travail..... Tout ne va pas bien du tout et semble rester indéfiniment sur cette route. Pourtant.... Pourtant, un médecin qui lui semble familier vient le voir, et ce médecin lui dit que Nathan pourrait avoir besoin de lui. Il n'est pas comme les autres, mais Nathan se refuse à l'évidence.... Il ne veut pas croire qu'il y ait bel et bien une fatalité.... et qu'il peut en être victime. Mon avisConseillé par ma mère, je n'y ai pas touché tout de suite pourtant. Malgré tout, ce livre a du succès, traduit en 10 langues, bientôt un film dessus, assez court et pourtant prenant... Ca fait plaisir de voir qu'un écrivain français, pour son premier roman, peut être ainsi apprécié dans le monde entier ! j'étais un peu méfiante et en fait... ce fut une excellente surprise. Les personnages sont très attachants, ont une histoire propre que tout le monde aurait pu vivre... ils ontun bon background, les chapitres sont courts, on a envie de savoir la suite, et le style est très agréable. Le scénario se suffit au bouquin, il n'est pas trop ambitieux, il est même simple, mais bien agencé et donc se suffit à lui même. C'est vraiment chouette. C'est un bon bouquin, et on découvre le regret d'avoir tourné la dernière page sans s'en rendre compte.... J'aurai bien voulu passer plus de temps avec Nathan et Mallory...... Conseillé |
|  | | Stefanof Chevalier Dragon


Nombre de messages: 4628 Age: 25 Localisation: Australie Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Dim 27 Nov - 19:22 | |
| Illustration de l'adage qu'on ne peut juger un livre à sa couverture : je ne m'attendrais vraiment pas à grand chose avec celui-ci, et pourtant apparemment... ! L'édition française a besoin de revoir ce point crucial  _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Myaah Great Mistress


Nombre de messages: 2564 Age: 24 Localisation: Paris Date d'inscription: 25/10/2004
 | |  | | Stefanof Chevalier Dragon


Nombre de messages: 4628 Age: 25 Localisation: Australie Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Mar 29 Nov - 13:01 | |
| Disons que quelque part je suis "sigh" en pensant que des livres comme l'Assassin Royal ont de superbes couvertures (en édition anglophone, bien sûr) tandis que de vrais bons bouquins se cachent sous des couves hideuses ou kitsch  _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Stefanof Chevalier Dragon


Nombre de messages: 4628 Age: 25 Localisation: Australie Date d'inscription: 25/10/2004
 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Lun 12 Déc - 15:51 | |
| Memoirs of a GeishaAuteur : Arthur Golden Date de parution : 1997 Nombre de pages : 428 Résumé : le Japon au vingtième siècle. Une petite fille d'un pauvre pêcheur du modeste village de Yoroido, destinée à devenir l'une des plus célèbres geishas de Kyoto. Le livre d'une vie, contant l'existence d'une enfant devenue femme, un aperçu d'une civilisation, la vision d'une époque, au travers du regard de la Chiyo devenue Sayuri. Critique : eh oui, cela m'arrive de lire autre chose que de la fantasy, j'en suis moi-même surprise. Eh bien, vous savez quoi ? Si tous les livres étaient aussi bons que Geisha, comme nous l'appellerons pour faire court, eh bien je lirais moins de fantasy et plus d'autre chose ! Vous l'aurez compris, j'ai été conquise. Geisha est un livre personnel, et on ne peut s'empêcher de cligner des yeux quand on se rappelle qu'il a bel et bien été écrit par un homme, et que Sayuri n'est qu'un personnage fictif. Car rarement protagoniste imaginé aura été aussi puissament réel et touchant. Le style de la prose est unique, donnant la douce illusion de s'entendre conté tout ce récit à l'oral par son héroine, plutôt que d'une plume couchée sur papier. Les mots sont simples, sobres, presque banals... mais toujours empreints d'une poésie, d'une finesse et d'une pudeur qui ne peuvent que séduire. La double vision trouvée au début du roman (point de vue de la petite Chiyo, enfant innocente, et regard rétrospectif de Sayuri grandie et expérimentée) s'étrecit lentement à mesure des chapitres, à mesure que l'histoire rejoint sa narratrice, et ainsi on la ressent mûrir et gagner en élégance. Et il faut le dire, Sayuri a le charisme, elle qui voit les choses telles qu'elles sont, de manière parfois crue car la vie est ainsi faite, mais en y prêtant toujours le détachement de son regard, un calme et une force tranquille qui imposent le respect. L'histoire n'est que sa vie, mais quelle vie : la richesse est partout, pour qui sait la percevoir. Et ainsi on ne pourra s'empêcher de se prendre au jeu des manigances du quotidien, tout comme on aura l'impression de parcourir les rues du district de Gion en compagnie de notre héroine. Le tableau est peint de touches vives et maîtrisées, de doigts de fée, d'une main de maître. Il est aussi l'occasion d'avoir bien des aperçus de la mentalité japonaise, de la civilisation locale à petite échelle, de la façon dont fut vécue la seconde guerre mondiale par les civils. En réalité, je ne sais pas comment conclure cet avis tant j'ai été envoûtée par ce que j'ai lu. Essayez Memoirs of a Geisha, c'est un indispensable ^^ A lire. NOW. _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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|  | | Stefanof Chevalier Dragon


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 | Sujet: Re: Critiques de romans individuels Mer 26 Avr - 17:55 | |
| Waiting for the Barbarians(titre français : En attendant les barbares)Auteur : J.M. Coetzee Date de parution : 1980 Nombre de pages : 170 Résumé : à la frontière du désert, un avant-poste paisible administré par un magistrat calme et vieillissant, voyant d'un oeil débonaire les barbares vivant dans les terres sauvages par-delà ce dernier rempart de la civilisation. Mais de l'autre côté de cet avant-poste, la civilisation est un Empire, prêt à tout pour écraser la moindre menace... Critique : et là, si je vous dis que Coetzee est un auteur sud-africain de la génération de l'apartheid, vous voyez tout de suite où tout ceci veut en venir. Et si je vous dis que, juste comme ça, accessoirement, il est détenteur d'un Prix Nobel de Littérature, vous comprendrez encore mieux comment j'en suis venue à lire cette oeuvre dans le cadre universitaire. Malheureusement, et malgré de bonnes impressions initiales, je déchante au final, quand bien même le roman (plutôt court, pour une fois, fait rare dans mes lectures...) reste indéniablement bien écrit, et empreint d'une atmosphère soignée. Ses sujets, abordés dans l'anonymat et la lenteur désolée des grands thèmes intemporels, sont bien évidemment les multiples conséquences et manifestations d'une division entre Empire et barbares : la cruauté, l'incompréhension, la torture, l'étroitesse d'esprit, les bienfaits d'une vie de nature, les méfaits d'une civilisation, la corruption, la barrière de la langue, l'écoulement d'une existence qu'on ne comprend pas plus au dernier jour qu'au premier... tout cela à travers les yeux du magistrat, modeste philosophe à l'instar de nombre de vieilles hommes. Mais si Coetzee plante tout cela avec un certain talent, il n'en demeure pas moins que ce long chemin ne mène au final nulle part, un peu comme l'existence que mène le magistrat. Ou que nous menons tous. De fait, on en ressort assez insatisfait, un arrière-goût d'insuffisance en bouche. Une oeuvre incomplète, perdue dans une douce dérive d'impuissance... _________________ Et toi, que vas-tu faire pour sauver la planète ?
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